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Prêt à taux zéro « plus » : l’offre des banques et nos simulations

Le nouveau prêt à taux zéro, valable depuis le 1 er janvier, concerne tous les primo-accédants. Les banques travaillent leurs offres pour éviter ses éventuels désagréments. Au menu : lissage, différé ou modulation des remboursements.
Avec le PTZ+, la nouvelle année démarre plutôt bien pour les accédants à la propriété. Car ce prêt à taux zéro nouvelle génération s’adresse, contrairement à l’ancienne cuvée, à tous les primo-accédants quel que soit leur niveau de revenus, dès lors qu’ils n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale depuis au moins deux ans (sauf si invalidité, handicap, catastrophe naturelle). Le prêt finance l’achat d’un logement neuf ou ancien, la location accession (PTZ+ majoré dans ce cas), la transformation d’un local en habitation. A partir du 1er juin 2011, il financera même l’achat de la nue-propriété, de l’usufruit, de parts de SCI ou d’indivision.

Dans quelle zone est votre commune ?
Voici la philosophie générale du classement des communes.
Zone A : Paris, certaines communes d’Île-de-France et de Côte d’Azur.
Zone B1 : Villes de plus de 250.000 habitants, certaines communes d’Île de France et de Côte d’Azur, DOM, Corse.
Zone B2 : Villes de plus de 50.000 habitants, certaines communes littorales ou frontalières, pourtour d’Île-de-France.
Zone C : Reste du territoire.
Ce classement n’est pas exhaustif, aussi vaut-il mieux cliquer sur le lien ci-après pour découvrir de manière certaine dans quelle zone votre commune est classée.
Côté montant du prêt, quelques changements ont été opérés. S’il continue de varier selon la composition de la famille, la localisation, le type d’achat (neuf ou ancien), il avantage désormais l’achat dans les secteurs où les prix de l’immobilier sont les plus tendus (région parisienne, grandes villes régionales…).
Une prime aux logements verts
Il donne aussi une prime aux logements énergiquement performants. Dans le neuf labélisé BBC (bâtiment basse consommation) par exemple, le montant du prêt varie, selon la région, de 25 % à 40 % d’un prix plafond alors que, pour l’achat d’un logement non BBC, les taux évoluent de 15 % à 27 % (voir tableau). Dans l’ancien, le même mécanisme s’applique, les logements les plus performants (étiquette A à D) étant dotés d’un prêt à hauteur de 20 % d’un prix plafond (quelle que soit la zone géographique), taux abaissé à 10 % pour les logements moins performants (E et F) et à 5 % pour les énergivores (étiquette G).
Quant au remboursement du prêt, il varie selon les revenus, les ménages les plus modestes bénéficiant des durées les plus longues (jusqu’à trente ans avec un différé partiel). Les ménages aisés sont en revanche soumis à des durées parfois très courtes (cinq et huit ans). En effet, si l’emprunteur bénéficie d’un PTZ+ de 120.000 euros remboursable sur cinq ans, sa mensualité s’établira à 2.000 euros, ce qui lui interdira la plupart du temps, faute de capacité d’endettement suffisante, de boucler son plan de financement.
C’est la raison pour laquelle, avec un PTZ + d’une durée égale ou inférieure à 8 ans, l’emprunteur peut choisir de réduire le montant de son prêt dans la limite de 50 % ».