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Lyon : la hausse des taux de crédit immobilier se poursuit

Selon une étude de l’observatoire Crédit Logement/CSA, les taux de prêts à l’habitat ont atteint 2,06% en moyenne en juillet, contre 2,01% en juin.
Ce mouvement est suscité par la remontée des taux auxquels l’Etat s’endette à 10 ans (OAT), qui sont passés d’environ 0,47?% début avril à 1,00?% début juillet et qui influent sur le coût des ressources nécessaires au refinancement des crédits. Il ne présage pas pourtant de la fin de l’ère des taux bas. La hausse des taux devrait rester «?lente et modérée?» au cours des prochains mois, estime en effet l’observatoire de Crédit Logement/CSA. Dans les grilles tarifaires bancaires que nous avons reçues pour le mois d’août, la hausse des taux des prêts à l’habitat reste contenue entre 0,1 et 0,15 point. Les politiques tarifaires devraient rester attractives à la rentrée, car les acteurs ne veulent pas prendre le risque de perdre de parts de marché, alors que le mois de septembre est traditionnellement très dynamique.

Les taux ont poursuivi leur progression en région Rhône-Alpes et à Lyon
Les hausses de taux se sont poursuivies en août en Rhône-Alpes et à Lyon. En cours de semaine dernière, nous avons pu remarquer de nouvelles hausses comprises entre 0,05% et 0,20% avaient été enregistrées selon les villes au début du mois d’août, mais que ces hausses étaient intervenues en tout début de mois, sans qu’il en ai eu depuis.
Lyon reste 8ème en termes de pouvoir d’achat immobilier, juste devant Nice, et Paris. Pour 1000 euros par mois, il est ainsi possible d’acheter 53 m² (contre 51 m² à Nice et 23 à Paris).

Délais importants
Au-delà de l’augmentation des taux, les banques sont plus sélectives et affinent leurs critères car l’année est quasiment terminée pour elles. Pour les emprunteurs, il est plus nécessaire que jamais de bien choisir leur banque pour bénéficier des meilleures conditions de taux mais aussi d’un délai convenable pour voir aboutir leur projet. Les ménages doivent en effet toujours intégrer dans leur projet un délai de traitement plus important de la part des établissements bancaires. Le mois d’août, traditionnellement ralenti, n’a en cela pas changé une situation déjà tendue depuis quelques mois. Le risque lié étant que certains dossiers n’aboutissent pas, du fait du non-respect des conditions suspensives prévues dans les compromis de vente.