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Immobilier: c’est le moment d’acheter !

Les taux de crédit restent à un niveau historiquement bas, les prix ont baissé et les vendeurs négocient. Tous les ingrédients sont réunis pour inciter les acheteurs à réaliser leur projet. PRESTA FINANCE vous aide avec ce tour complet du marché.
De nombreux acheteurs ont repris le chemin des agences, après des années de doute et d’attentisme. Le niveau historique des taux de crédit, la correction des prix, plus ou moins forte selon les régions – mesurée à Paris et dans les grandes métropoles, importante dans les villes moyennes -, ont encouragé les familles à envisager à nouveau un projet de déménagement. Depuis 2011, le pouvoir d’achat immobilier a augmenté de 25%.
Un assainissement bénéfique et nécessaire, qui sort le secteur de sa longue torpeur. Dans l’ancien, le frémissement du printemps et du début d’été est une divine surprise. Dans le neuf, c’est presque l’euphorie: les ventes, en pleine dégringolade en 2014, ont bondi, au premier trimestre 2015, de près de 15%, en province comme en région parisienne.
Profiter d’une opportunité
Pourtant, en cette rentrée, tout emballement serait prématuré. L’équilibre et l’engouement des acheteurs reste fragile: la situation économique française et européenne, avec la crise grecque, inquiète, comme l’alourdissement de la fiscalité ou la hausse continue du chômage, et empêche de se projeter trop loin dans l’avenir.
Le soufflé peut vite retomber, notamment si les taux augmentent un peu trop – ils ont déjà gagné +0,2% en juillet – et si les prix, en voie de stabilisation, repartent à la hausse. Raison de plus pour profiter de cette opportunité, et de se lancer à la recherche de son nouveau toit. C’est vraiment le moment !
Pour une fois, l’hirondelle a fait le printemps. Après un premier trimestre encore maussade, le marché a subitement retrouvé des couleurs. Dans l’ancien, les agences ont vu revenir des acquéreurs plus décidés que jamais. Les transactions, elles, se réalisent de plus en plus rapidement. Chez Guy Hoquet, par exemple, les délais de vente ont baissé de quinze jours depuis la fin de 2014. De quoi dégonfler les stocks d’appartements, parfois en vitrine depuis six mois ou un an!

Dans le neuf, le décollage est encore plus flagrant. Partout, les ventes se sont accélérées au printemps. Chez Kaufman & Broad, elles ont grimpé de 31% entre le premier et le deuxième trimestre.
Un engouement, essentiellement dû à un retour en force des investisseurs privés. Ce type d’acheteurs providentiels est passé de 30% entre 2011 et 2014, à 50% en 2015.
Le phénomène est encore plus prononcé en province. La volonté du gouvernement de relancer le secteur, accompagnée du dispositif fiscal Pinel, plus souple et plus avantageux que le précédent, a fait revenir ceux qui veulent acheter pour louer.
Les primo-accédants de retour, mais en nombre insuffisant
Cet élan unanime a fait exploser les demandes de crédits. A la fin du printemps, les banques ont été submergées par un flot de dossiers impressionnant. Pourquoi un tel réveil, aussi soudain qu’inattendu ? Les raisons ne manquent pas. D’abord, les acheteurs ne pouvaient plus repousser éternellement leur projet immobilier.
Après quatre années de retenue, pendant lesquelles seules les ventes contraintes (divorce, mobilité professionnelle) ont alimenté le marché – moins de 700000 transactions pour la France entière en 2014 -, l’attente a soudain paru trop longue, voire impossible.
Le mouvement a été ensuite amplifié par l’anticipation, de la part des acquéreurs, de la hausse des taux d’emprunt, annoncée depuis quelques mois et effective – mais plutôt limitée – depuis juillet. Cette perspective a incité les acheteurs à conclure le plus rapidement possible. Depuis plus d’une décennie, l’immobilier vit sous perfusion des crédits. Elle a fortement contribué à solvabiliser les ménages, souvent incapables de devenir propriétaires sans ce précieux soutien.
La baisse des prix a enfin été un vrai élément déclencheur dans la prise de décision. Certes, ils n’ont chuté que très progressivement, décrochant davantage en province – jusqu’à 20 à 30% dans certaines villes moyennes au marché sinistré – qu’en Ile-de-France, et particulièrement à Paris (- 6% en moyenne en trois ans). Cette décrue encourage les acheteurs à pousser leur avantage et à négocier sans relâche. Une demande facilitée par l’assouplissement de l’attitude des vendeurs.